5e jour. 1er typhon, 1er train, 1er centre ville.

 

              Hé oui, dans la nuit de ce dimanche 15 au lundi 16, j'ai connu mon premier typhon japonais. Et c'est tout à fait normal d'ailleurs, on est en pleine saison.

              Bon après c'est pas non plus la folie furieuse. Vent très violent en grosses rafales, et pluie très intense et très longue (soirée et toute la nuit). Disons que c'est tranquille quand on a un toit et des murs en béton autour, j'aurais pas trop fait le malin non plus si j'avais été tout seul dehors.

              Ce qui m'a d'ailleurs fait constater une chose un peu étrange. Les fils électriques et de téléphone sont tous en extérieur ici, ça fait donc de très grosses masses de fils dans les airs (vous verrez, ce n'est pas très graphique, mais au fond ça a son charme). Or, autant vous dire que pendant le typhon, ça tanguait sec. M'enfin, les japonais sont malins, ils doivent avoir une bonne raison (ou pas).

              Au petit matin ensoleillé, seuls quelques vélos renversés (notamment ceux des résidents de mon immeuble) et quelques panneaux effondrés de même rappellent la nuit agitée. Les rivières sont très hautes également. Les caniveaux, adaptés, sont profonds d'environ 30 centimètres et sont recouverts de grilles pour éviter de tomber dedans.

Quelques photos de mon quartier ce lendemain, divinement paisible :

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              Aujourd'hui, je veux me rendre à Umeda, l'un des quartiers du centre ville. Pour cela, je rallie la petite gare d'Ishibashi, près de chez moi, qui est bordée de petites rues commerçantes à l'ancienne, avec de micro-échopes et un coté un peu taudis qui fait penser à des vieux films en Asie. L'ambiance est sympa, mais du poisson frais est préparé de toute part. Du coup, le nez en prend un coup. M'enfin, j'en connais qui vont apprécier! Puis juste à coté sont préparées des Yakitori, des petites brochettes de diverses viandes qui sont comme confites dans de nombreuses sauces différentes. J'en prendrai à l'occasion. Le gohan (riz cuit vapeur, donc très collant, toujours préparé comme ça ici) est disponible à emporter, juste emballé dans une feuille d'algues, ce sont les nigiri

              Ensuite, la bonne surprise, ce n'est pas si cher de se rendre dans le centre comme ça, 1,7 € plutôt que presque 4€ par le monorail puis le métro (en fait c'est le monorail qui est super cher!). Je prends mon ticket et m'embarque dans le premier train. Les fréquences sont importantes, mais il faut faire attention! Certains sont des express, d'autres non, du coup ce ne sont pas les même arrêts dans les mêmes gares. Big up ici aux traductions qui sont dans les transports qui permettent de comprendre ceci, mais de toute manière tout va bien, Umeda est le terminus, du coup tout le monde y va. De même, pour le retour, Ishibashi est la première gare qui reçoit toutes les fréquences.

 

              14 minutes de train plus tard (Woow super rapide vu la distance!), me voici à Umeda. Alors là je ne suis que dans la gare d'une compagnie de train, la Hankyu, sur la ligne Takarazuka. La compagnie Hankyu fait plutôt le nord d'Osaka, et à elle toute seule, son arrivée est grande comme un hall de la gare de Lyon (elle gère en tout 6 lignes, mais cela fait une dizaine de quais à Umeda). C'est à dire que là je ne vous parle pas d'une vrai gare, c'est uniquement du train de banlieue. Donc relativement, assez, très, beaucoup, pas mal impressionnant. Même sur l'échelle de Richter.

              Et ce n'est pas fini. Umeda est le noyau des transports d'Osaka. Un peu comme Châtelet. En beaucoup plus gros. Trois lignes de métro s'y retrouvent (il n'y en a que 8 en tout à Osaka. La ville est tellement grande qu'on utilise surtout les trains) ainsi que les lignes de deux compagnies de train privé du nord et de l'est Hankyu et Hanshin. Umeda c'est aussi et surtout la grande gare de train d'Osaka (de vrais trains, pas uniquement train de banlieue) d'où partent une ligne vers Kobe (à l'ouest) et une ligne vers Kyoto (nord est). Egalement, y passe la "Osaka Loop Line" ligne de train qui fait office de périphérique intérieur (elle ne fait vraiment que le tour du centre).

              La ligne de Shinkansen (TGV) , elle, ne passe pas dans la ville, mais dans une gare plus excentrée au nord

 

              Sinon, ici les métros n'ont pas de nom simple, genre ligne A, ou ligne 1. Nan nan nan, too easy for foreigners budy... C'est plutôt la Midosuji, Tanimachi, Yotsubashi, … Dans un premier temps on se contentera de "ligne rouge", "ligne verte", …

 

              Sinon, autre particularité, certaines petites lignes de train, comme la Hankyu que j'ai pris, sont des petites compagnies privées. M'enfin, au final, tout est centralisé, les bornes sont les mêmes, les arrêts se rejoignent, …

              Les grandes lignes, elles, sont gérées par la Japan railway, parce que tout de même, faut pas déconner non plus.

 

              Sinon Umeda c'est un immense centre commercial en sous sol, un immense centre commercial en extérieur, de nombreux immenses centres commerciaux tout autour. Bref, ici, la carte bleue, elle chauffe. Et comme il faut! Les marques de luxe françaises et italiennes sont présentes en force. Le sac Louis Vitton ou Hermès, c'est le must have.

              Autre petit must have (depuis que j'ai entendu ça dans une émission de radio, je ne peux plus m'empêcher de l'utiliser) pour tout le monde, par les chaleurs extérieures, rien de tel que d'avoir dans son sac à main une petite serviette éponge, souvent très stylée, pour se tapoter avec douceur le visage et faire disparaître cette vilaine transpiration.

 

              En fin de journée j'ai expérimenté un magasin qui sera mon repère. Il est dans le supermarché à coté de chez moi, et se nomme "100 en shop" (en japonais, le yen se dit en, et a un très beau kanji d'ailleurs qu'il faut que je vous montre). Du coup tout est à 100 yen (80 centimes), m'enfin ça on s'en fout un peu. Nan ce qui est top c'est qu'il y a de tout sauf de la nourriture, et du coup ça pallie aux déficiences du supermarché, notamment en matière d'ustensiles de cuisine, de fournitures scolaires, de mini trucs inutiles, et surtout de fournitures d'halloween. Du coup, je me sens roulé d'avoir acheté pas mal de trucs dans un autre magasin, bien plus cher (quoi que encore raisonnable). Surtout que, vu que je ne compte pas forcément les ramener, elles peuvent bien être pourries mes assiettes.

              Ce qui est drôle dans le magasin c'est que certains accessoires ne peuvent être vendus à 100 en (ce qui est vraiment peu au Japon, je vous rappelle qu'il faut rehausser les prix en général par rapport à la France). Du coup, la casserole, le balai et d'autres ustensiles de ce genre sont vendus en pièces détachées (genre poignée, corps, couvercle) qui coutent chacune 100 en. Malin l'aiglefin!

 

              Allez zou, je me rends compte que je vous raconte un peu ma vie en détail là... C'est qu'il y a beaucoup de choses qui m'interpellent. Quoi que, comme me l'avait dis ma prof de culture et droit japonais, ce qui frappe surtout, ce sont les ressemblances. Mais pour ceci, ce sera un autre article (ainsi qu'un spécialement dédié aux supermarchés, miaou miam!).