Hehe, ça y est, j'ai fait ma première journée au Japon! Enfin, pas complètement, il n'est que 17h mais vu comme je suis fatigué, elle sera bientôt close.

Woolala quelle journée. Ne sachant pas vraiment comment coucher sur le clavier mes idées du mieux possible, je me contenterai d'un plan chronologique, basique, sale, mais qui aide bien au commentaire de texte autour de Diderot en première.

 

Je vais mettre le doigt sur plusieurs étonnements que j'ai eus autour du choc culturel franco-japonais. J'y reviendrai plus en détail après, là c'est brouillon.

 

Tout commence par un vol d'avion en classe affaire (merci les copains pilotes!), tranquille, en mode je suis frais, bien installé, ... Et bien que je sois déjà passablement fatigué, je ne dors qu'à peine deux heures.

Ensuite on arrive. Et là, c'est le drame. Il fait une chaleur à crever. C'est à dire environ 33°, mais agrémenté d'une humidité poisseuse qui rend l'air lourd à respirer. M'enfin, je me fais faire ma carte de résidence ainsi que mon permis de travail et là commence la dure réalité. Car oui, au Japon, les gens parlent japonais. Alors à l'aéroport ça va encore, il y a beaucoup d'indications, mais sinon niet. Et si j'arrive encore assez bien à me faire comprendre, je ne comprends par contre pas grand chose de ce que l'on me dit... Mais enfin je dégote une navette en bus qui part de l'aéroport international, tout au sud de la ville, vers l'aéroport national, tout au nord, et juste à coté de mon hôtel.

Là c'est à la japonaise, tu paies pas grand chose le billet, mais on te porte tes bagages, on te dit bonjour et sourires, ...

On traverse alors Osaka par son littoral, et le littoral ici c'est le port. Et là wow!... J'ai jamais vu Amsterdam, mais je pense que là, c'est déjà plus la même cour. Des raffineries immenses, de gigantesques dépôts de bois dans l'eau, de la cité dortoir, des pétroliers, des transports de sable et de gravier... C'est moche, ça pue, mais c'est assez impressionnant.

Sinon la ville semble en accord avec sa réputation, c'est pas très vendeur, pas super joli, mais comme vous allez le voir, ça peut cacher des surprises...

 

J'arrive à Itami, l'aéroport national. Ici débutent les portes de l'enfer. J'ai environ 150 mètres à faire, mais je vous rappelle que :

-Je suis en costume

-La chaleur est étouffante

-J'ai une grosse valise à roulette, un gros bagage à main, un gros sac à dos de rando et un cartable.

-Je suis dans un quartier d'aéroport, c'est à dire des voies immenses faites pour les bus et les taxis, mais alors les piétons, zeubi! Alors je commence des tours et des détours à n'en plus finir. Je demande à un p'tit vieux très gentil (ils ont tous l'air trop sympa les p'tits vieux au Japon, je veux leur faire des calins). J'ai chaud, j'ai mal. Je n'ai jamais autant transpiré de ma vie. Véridique. J'ai du sel dans les yeux, je goutte de mon menton, ma chemise est détrempée ainsi que les yen qui sont dans ma VESTE. Bref, mauvais moment. Je finis par trouver l'hôtel et là surprise et première découverte/confirmation autour de la culture japonaise. Quand il y a des règles, on les suit. Le check-in il est à 16h et pas avant, même si les chambres sont libres. Je ne peux donc pas profiter d'une douche, je me contente de changer de chemise dans les toilettes, laisse la veste dans la valise et je retourne dans la fournaise...

Je fonce vers le monorail, mais pas trop vite parce que déjà lever le bras, ça fait trop chaud.

Je prend mon petit ticket et je vais sur le quai. J'ai deux arrêts pour arriver juste devant la fac.

Ici on paie en fonction de la distance que l'on parcourt. Pour moi ce sera 240 yen, à peut près 1,80€.

Ici j'ai de nouveau à faire avec un p'tit vieux choupinou à qui je demande confirmation de la direction du train et savoir si j'aurai mon arrêt. Le p'tit bonhomme se lève, va checker sur les plans et me rassure. Je veux lui faire un bisou, mais je me retiens. Il prend même la peine de me préciser combien d'arrêts il me reste (un) quand il descend.

 

Le monorail, c'est impressionnant. En fait c'est un métro qui est posé sur un seul rail en béton super épais. Ce qui fait bizarre, c'est que du coup, sur les cotés, ya pas de barrière, y'a pas de limite, tout le système est sous le wagon. Or, la bête, elle est tout de même posée par endroits à pas loin de 15/20 mètres de haut. On a un peu l'impression d'être dans un avion.

 

On arrive à mon arrêt, Shibahara, et j'entre dans le campus de la fac. Déjà, gros bassin avec une quarantaine de carpes Coï d'une quarantaine de centimètres, des tortues, ...

Je me laisse impressionner par le campus. C'est très vert, il y a beaucoup d'arbres, et en même temps c'est très dense, il y a de très nombreux bâtiments et sur le même campus on a les ingénieurs, science, droit, science po et économie. Il ne nous manque que les médecines.

Je trouve l'agence. On me prend en charge tout de suite, on me propose un appart, on m'emmène le visiter. Et c'est que je vous annonce que oui, que j'ai un appart!!! youhouhou!!! Déjà !!!!!!! Il est tout petit, minuscule, mais tout près de la fac, d'un grand super-marché, d'un magasin d'objets d'occasion prisé des étudiants, d'un magasin de vélo, d'un magasin de vaisselle, ... Dans un quartier très choupinou. Aucune photo pour le moment par contre. ET là, nouveau choc, moi comme un con je rentre dans l'appart', ce qui fait s'esclafer mon agent. Ba oui, c'est que dans chaque maison japonaise, 50 centimètres après la porte il y a une marche, et au delà c'est sans chaussure!!!!

 

En bref pour clore, j'avais besoin d'un papier, je trouvais pas le bureau, je tombe sur un jeune étudiant qui allait lui quelque part, je lui demande, il comprend rien de ce que je lui dis, on se comprend juste sur le nom de la personne que je cherche, et le mec m'emmène à travers trois bâtiments différents, me fait trouver la personne en question, et s'esquive si vite que j'ai presque besoin de lui courir après pour le remercier chaleureusement.

 

Ensuite, pour attendre 16h, je me suis calé près d'un lac du campus, sur les gradins qui le surplombent. D'un coté y'en avait qui s'entrainaient à faire un truc de chant en commun, de l'autre un mec a sorti son saxophone et s'est entrainé dehors, tranquille. Rejoint bientôt par une tromboniste et un trompétiste. Au loin il y a des bruits de gens qui font un truc dont je crois qu'il s'agit d'un spectacle de danse pour un festival de la fac.

Moi je me cale, je lis.

 

Allez zou, il est temps de vous laisser. Demain, enregistrement à la municipalité, je fais le dossier pour que la fac se porte garant pour mon appart et que je lui paye à elle mon assurance logement (qui du coup n'est que de 30 euros sur l'année), et après si y'a le temps je me charge de l'électricité et d'un compte en banque.

A plouch!